Traverser Atlantique, traverser l’Atlantique en voilier
Carnet de bord : traverser l’Atlantique en voilier, entre liberté et tempêtes

Partir traverser l’océan Atlantique en voilier, c’est accepter une école de solitude et d’émerveillement. On cherche la liberté, le grand large, le vertige d’un horizon sans fin. Mais on s’expose aussi aux aléas : tempêtes, panne, mer longue. Ce mélange — intense — fait la beauté du voyage en mer.

Traverser Atlantique, traverser l’Atlantique en voilier

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Préparer le départ — la liste qui sauve

La préparation est tout. Électronique en état, matériel de sécurité vérifié, vivres calculés. Un voilier bien entretenu réduit les risques. Pensez au radeau de survie, aux gilets, au système d’imagerie radar et au GPS de secours. Emportez des pièces de rechange pour les circuits marins usuels : pompe de cale, filtres, courroies. Ce sont les petites choses qui vous tirent d’affaires quand la mer se déchaîne.

Choisir la route — la route des alizés et ses raisons

La route la plus courante pour traverser l’Atlantique, de l’Europe vers les Antilles, passe par les îles Canaries : cap au sud, puis cap à l’ouest quand les alizés prennent le relais. Cette voie profite des vents réguliers et réduit la durée du passage. En général, la traversée prend entre deux et quatre semaines selon la taille du bateau et la météo.

N’oubliez pas que les déplacements à l’étranger entraînent des frais d’itinérance pour les appels et les données, et peuvent être soumis à des restrictions régionales. Il est également conseillé d’assurer à l’avance la sécurité Android afin d’éviter des désagréments pendant le voyage. Cela vous protégera contre les logiciels malveillants, le phishing, les virus, les fuites de données, etc.

Combien de temps ? Combien de bateaux ?

Pour se donner une idée pratique : une traversée moyenne en rallye, comme l’ARC, dure environ 18 à 21 jours pour la plupart des yachts. Cela varie selon la taille du voilier, l’état de la mer et la stratégie de navigation.

Les rassemblements organisés attirent beaucoup de monde : en 2024, par exemple, 234 voiliers ont pris le départ avec l’ARC entre Gran Canaria et les Caraïbes. Depuis la création de l’ARC, des milliers de bateaux ont franchi l’Atlantique dans ce cadre ; plus de 8 000 embarcations ont participé à ces traversées collectives depuis 1986, ce qui montre l’ampleur du phénomène.

Le quotidien à bord — rituels et micro-aventures

Le quotidien est simple et strict. Tours de veille, petites siestes, repas chauds quand on peut. Lecture, bricolage, réparation, observation des étoiles : tout prend une dimension nouvelle. Le moindre coucher de soleil devient un événement. On parle peu, et quand on parle, chaque mot compte.

Parfois, on se surprend à chanter sous la pluie salée. D’autres fois, la mer vous oblige au silence : elle réclame respect et humilité.

La sécurité — jamais négliger

La sécurité n’est pas une option. Radio VHF, balise de détresse EPIRB, et surtout des exercices réguliers de sécurité : abandon d’un bateau, mise en route du radeau, manœuvres d’homme à la mer. Même en petite équipe, répétez les procédures. Les rassemblements organisés offrent des briefings et un filet de sécurité non négligeable ; beaucoup de skippers choisissent l’ARC pour cette raison.

Météo et prise de décision — lire la mer

Savoir lire une carte météo, comprendre une dépression, prévoir l’évolution des alizés : ce sont des compétences vitales. L’observation directe (nuages, houle, comportement des oiseaux) reste complémentaire aux outils numériques. Parfois, il faut accepter de retarder un départ ; parfois, il faut accepter de changer de cap en mer. La mer, finalement, n’en fait qu’à sa tête.

Les imprévus — réparer et improviser

Panne du pilote automatique la nuit. Fuite sur la cloison moteur. Nourriture contaminée. Ces incidents arrivent. L’astuce : garder de l’ordre et des solutions simples. Un bon voilier est un voilier réparable. Le vrai luxe, c’est la débrouillardise. Et parfois, la solidarité entre bateaux sauve la journée.

Vie d’équipage — hiérarchie souple, responsabilités claires

Sur un voilier, chacun a son rôle. Le capitaine prend les décisions, mais chaque membre peut et doit alerter. La bonne ambiance naît d’une discipline légère et d’un respect mutuel. On partage autant les tâches techniques que les moments de joie : un café sur le pont, une victoire face à un grain.

Liberté et confrontation — pourquoi on revient

Traverser l’Atlantique, c’est retrouver la liberté dans sa forme la plus brute. Mais la liberté impose des contraintes ; il faut vérifier, prévoir, accepter l’effort. Cette tension crée une forme d’euphorie — celle des êtres qui ont défié leurs peurs et vécu autrement. L’océan vous apprend la patience et l’humilité.

Réflexions finales — le carnet continue

Le carnet de bord se remplit. Des notes sèches : « moteur réparé », « arrivée prévue ». Et de phrases plus longues : « J’ai vu un banc de dauphins au petit matin. » Traverser l’océan Atlantique en voilier reste un grand contrat avec soi-même : on signe pour la liberté, on paie parfois en sueur et en nuits blanches. Mais au terme du voyage, la certitude demeure : la mer change profondément. Et si la traversée vous tente, préparez-vous bien. Le voilier vous attend, l’aventure aussi.

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